"les soleils emmurés", un poème de l'écrivain Simon JAC

Les Soleils Emmurés


    J’aimerais dire quelques mots pour cette femme. Ou plutôt pour toutes ces femmes qui semblent n’être qu’une seule. Ces femmes que je rencontre encore et encore, et avec qui je vis ce genre de relation où tout donne l’impression que l’histoire se répète inlassablement. Alors c’est comme si je devais intervenir, et enfin réussir à jouer mon rôle en délivrant un message. Un message qui pourrait sonner un peu comme un poème. Un peu comme ce poème…

 

 

—  Les Soleils Emmurés  —

 

J’avais bâti un pont par-delà l’évidence

Pour permettre aux sourires de côtoyer l’envie

Car dans nos yeux brillait le reflet d’une danse

Effleurant ce mystère qui fait battre la vie

 

Je me souviens du bruit de nos pas incertains

Qui chantait dans l’écho des chemins inconnus

Et puis toi et puis moi et ma main dans ta main

Découvrant un sommet où le ciel ne pleure plus

 

Pourtant à cet instant, quand tout se dévoilait

La nature t’a donné une vision de vertige

Et fuyant l’inconfort, d’en-haut, tu m’as poussé

Me faisant voltiger vers là où tout se fige

 

C’est comme tous ces moments où tout dégringole

Quand les désirs s’épuisent sous le joug de la peur

Et que je deviens fou que tu deviennes folle

À enterrer mon corps à côté de ton cœur

 

Quand je te vois je vois chacun des personnages

Qui s’invitent dans le jeu de chacune de nos scènes

Je les vois s’agiter comme le font les vieux sages

À vouloir se prouver qu’il n’y a plus que la peine

 

Moi je voudrais que tu effondres tous tes murs

Pour enfin rencontrer la véritable toi

J’aimerais lui avouer à quel point je suis sûr

Qu’il fait bon se sentir bien plus que seulement soi

 

Je lui dirais aussi que l’on gagne à y croire

Et que c’est dans la nuit que naît un jour de fête

Mais que jamais personne n’a récolté d’espoir

En se laissant guider et bercer par sa tête

 

Alors si de ton monde tu entends mon message

J’aimerais que tu saches combien je te comprends

Ton soleil n’est caché que derrière tes nuages

Et il n’attend que toi pour se sentir vivant

 

 

(Photo : Sasha Freemind)

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