La Caravane, un scénario écrit par l'auteur Simon Jac

La Caravane


Se sauver. Partir très loin. S’éloigner au plus vite de cette étrange et sombre folie qui s’est emparé de la ville !

 

    La Caravane est le tout premier scénario que je publie sur mon blog d’écrivain, et je suis vraiment heureux de vous le présenter aujourd’hui !

    Je l’avais pensé dans un premier temps en compagnie d’un ami, lors d’un après-midi où l’on s’était amusé à réfléchir à la construction d’une websérie. Je l’ai ensuite retravaillé pour qu’il ait la forme d’un scénario plus ou moins conventionnel, et ça y est, il est enfin prêt !

    En espérant qu’il vous plaira, je vous souhaite une très bonne lecture ! Et sans plus attendre…

Je vous laisse découvrir cette histoire !

 

 

—  La Caravane  —

 

 

EXT. PRAIRIE. MONTAGNE. NUIT.

 

SON : Respiration haletante.

 

Une silhouette marche dans une prairie. Elle a l’air mal-en-point, et semble se diriger vers un campement.

 

POINT DE VUE DE LA SILHOUETTE

 

Nous apercevons au loin quelques tentes, et de nombreuses personnes qui sont réunies autour d’un feu de camp.

 

EFFET : Flou léger.

SON : Des éclats de voix en provenance du campement.

 

 

EXT. CAMPEMENT. MONTAGNE. NUIT.

 

Une dizaine de personnes discutent en tentant de se réchauffer près d’un feu de camp. Parmi elles se trouvent une femme, HÉLÈNE (28 ans), ainsi que deux hommes, THOMAS (19 ans) et ANTOINE (35 ans). Ils ont l’air inquiets et préoccupés. À côté d’eux sont posés plusieurs fusils.

 

ANTOINE

(répondant aux autres)

Je ne sais pas, nous verrons ça demain…

De toute façon il ne devrait plus tarder

maintenant.

 

Antoine renfile la tête dans le col de son manteau. Ils restent alors tous silencieux et pensifs.

 

SON : Craquement de branche.

 

Thomas relève soudainement la tête, à la manière d’un chien de garde. Il pointe son regard en direction de la prairie, mais ne voit rien.

 

THOMAS

(en criant)

Qui va là ?

 

Il saisit son fusil et l’épaule rapidement. Les autres se lèvent également, pour se munir à leur tour de leurs armes.

 

HÉLÈNE

(en criant)

Benjamin ?

(un silence)

Benjamin… c’est toi ?

 

Une silhouette titubante commence à émerger brièvement du noir. Certains membres du groupe se raidissent, tandis que d’autres affirment la menace de leurs armes.

 

THOMAS

(en restant son arme pointée sur la silhouette)

Non c’est pas Ben !

(puis criant de nouveau)

Qui êtes-vous ?

 

Antoine semble alors comprendre.

 

ANTOINE

Baissez vos armes !

Elle est blessée, il faut qu’on l’aide !

 

 

EXT. PRAIRIE. MONTAGNE. NUIT.

 

SON : Respiration haletante.

 

La silhouette continue d’avancer en titubant, et progresse difficilement vers le campement.

 

POINT DE VUE DE LA SILHOUETTE

 

Nous voyons des personnes s’agiter autour du feu de camp, quand soudain, deux hommes accourent dans notre direction.

 

ANTOINE

On va vous aider… Ne vous inquiétez pas !

 

EFFET : Déformation de la voix d’Antoine sur la fin de sa phrase.

EFFET : Flou progressif.

 

La silhouette chute à terre.

 

 

INT. TENTE D’HÉLÈNE. CAMPEMENT. AUBE.

 

Une femme, ALICE (24 ans), est allongée sur l’un des matelas de la tente. Elle est blessée à l’épaule gauche. Elle est endormie, mais semble perturbée par un douloureux cauchemar. Ses sourcils sont froncés et elle marmonne par moments des phrases incompréhensibles.

À côté d’elle, Hélène prépare des bandelettes de pansement. Peu après, elle recherche une bouteille dans un sac, puis l’agite avant de l’ouvrir.

Soudain, Alice se réveille. Hélène s’en aperçoit et lui adresse un sourire chaleureux, avant de sortir de la tente.

Elle revient quelques instants plus tard, accompagnée d’Antoine, qui affiche un air sérieux, presque grave.

 

ANTOINE

Bonjour, moi c’est Antoine.

Je suis content que tu sois réveillée.

Ne t’inquiète pas, tu n’as rien à craindre

de nous. Tu es en sécurité. Enfin si l’on

peut encore dire ça…

 

ALICE

(d’une voix faible)

C’est bien ici la Caravane ?

 

Antoine et Hélène se regardent d’un air interrogateur.

 

HÉLÈNE

Oui, mais comment tu sais que…

 

ANTOINE

(chuchotant à Hélène)

Attends, laisse-moi faire.

 

Antoine se rapproche alors d’Alice.

 

ANTOINE

Comment tu t’appelles ?

 

ALICE

Alice…

 

ANTOINE

Et d’où viens-tu, Alice ?

 

ALICE

(après un instant)

De la zone…

 

Hélène se pince les lèvres. Antoine prend une longue inspiration.

 

ANTOINE

Je ne vais pas te mentir, Alice.

Quand tu es arrivée hier, nous

attendions un ami…

(une pause)

As-tu entendu parler d’un Benjamin ?

 

ALICE

Je… Oui… Je sais plus.

(une pause)

Je me rappelle qu’hier matin,

j’étais en ville. Dans une usine…

 

 

INT. USINE. JOUR.

 

Alice est assise contre l’un des murs de l’usine, qui semble déserte. À côté d’elle est posé un petit sac à dos. Elle porte un masque à gaz, relevé sur le dessus de sa tête. Une blessure est apparente à son épaule gauche, mais elle ne s’en préoccupe pas. Elle essaye de calmer doucement son souffle, avant de prendre une longue inspiration.

 

ALICE

(d’une voix déterminée)

Allez, j’y retourne !

 

Elle abaisse alors le masque à gaz sur son visage, puis se relève et saisissant son sac.

 

 

INT/EXT. USINE/RUE. VILLE. JOUR.

 

Alice ouvre la porte de l’usine à la volée, puis sort. La rue est envahie d’un brouillard bizarre. Il ne semble y avoir personne aux alentours. Alice progresse avec prudence.

 

SON : Un léger sifflement constant.

SON : Par moments, des cris de folie se font entendre au loin.

 

Soudain, une voiture arrive depuis le bout de la rue et s’arrête juste devant Alice.

 

SON : Des pneus qui crissent.

SON : Arrêt du sifflement.

 

Alice reste sur place, sans réagir, comme saisie par la peur. TROIS HOMMES sortent de la voiture. Ils sont masqués d’un bandeau noir qui couvre la moitié inférieure de leur visage. Ils mettent rapidement Alice au sol en la frappant de plusieurs coups, puis la dépouille finalement de son sac à dos et de son masque à gaz.

Alice commence à suffoquer.

 

SON : Trois coups de feu.

 

Les trois hommes masqués tombent soudainement au sol, morts. Un homme s’approche alors d’Alice en courant, et se penche vers elle pour lui cacher le nez et la bouche d’un tissu blanc.

Alice s’évanouit.

 

 

INT. APPARTEMENT-PLANQUE. VILLE. JOUR.

 

Alice reprend connaissance dans un sursaut. Allongée sur un lit, elle regarde autour d’elle et aperçoit un homme assis sur un fauteuil, dans un coin de la pièce.

 

ALICE

Je…

(une pause)

Merci.

 

BENJAMIN (28 ans) hoche la tête avec un sourire. Il se lève pour sortir de la chambre.

 

ALICE

Attendez !

 

Benjamin s’arrête et la regarde, comme s’il attendait qu’elle poursuive.

 

ALICE

Est-ce que vous savez ce qu’il se

passe ?

 

BENJAMIN

Tu peux me tutoyer. Je m’appelle

Benjamin. Mais dis-moi plutôt ce

que tu sais, toi ?

 

ALICE

Ben justement, pas grand-chose.

Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais croisé

que des personnes devenues folles par

cet immense nuage de fumée et par ce

virus.

 

BENJAMIN

Hum…

(une pause)

Tout le monde ne devient pas dégénéré.

Mais c’est vrai que certains sombrent

complètement dans la folie. Alors que

d’autres au contraire…

 

Benjamin s’arrête subitement de parler et reste silencieux.

 

ALICE

Et bien quoi les autres ?

 

BENJAMIN

C’est étrange, mais certains développent

des aptitudes, ou de nouvelles capacités.

 

ALICE

Hein ? Comme des superpouvoirs ?

 

BENJAMIN

Oui en quelque sorte… Est-ce que

c’est ton cas ?

 

ALICE

Euh… non, pas que je sache.

Mais ça ressemble à quoi ?

 

BENJAMIN

Ça reste assez effrayant. Crois-moi,

tu le verras bien assez tôt.

 

Alice et Benjamin se regardent sans rien dire pendant un moment. Benjamin semble réfléchir, comme s’il hésitait à dire quelque chose.

 

BENJAMIN

J’ai envie de te faire confiance, donc…

(une pause)

En fait je dois rejoindre mon groupe.

La Caravane… On s’est appelé La Caravane.

Est-ce que tu veux venir ?

 

ALICE

Euh… oui, pourquoi pas. À vrai dire,

je n’ai pas tellement de choix qui

s’offrent à moi. Il est où ton groupe ?

 

BENJAMIN

Sur les hauteurs de la ville. Mais

il y a un léger souci, c’est que la

seule route pour s’y rendre passe par

le pont de la vieille ville.

(une pause)

Et c’est la zone des Guetteurs…

 

ALICE

C’est quoi ça, les Guetteurs ?

 

BENJAMIN

Je sais pas trop, une sorte de gang.

Les gars qu’on a croisés tout à l’heure

en faisaient partie.

 

ALICE

Et eux ils ont des sortes de pouvoirs ?

 

BENJAMIN

Certains oui. Mais les autres continuent

de porter des masques.

 

Alice reste pensive. Elle s’assied sur le bord du lit, puis lance un regard déterminé à Benjamin.

 

ALICE

Ok ! On y va !

 

BENJAMIN

(en souriant)

Content que tu dises ça ! J’ai un plan !

 

 

EXT. RUE. VILLE. JOUR.

 

Alice et Benjamin sont revenus à l’endroit où ils s’étaient rencontrés. Les trois Guetteurs sont toujours allongés sur le sol, et la voiture au même endroit.

Ils sont tous les deux équipés de bandeaux pour se protéger de la fumée.

Benjamin se rapproche de deux Guetteurs et leur enlève à chacun la veste et le bandeau noir qu’ils portent.

 

BENJAMIN

Tiens Alice, mets ça.

 

Benjamin tend à Alice une veste et un bandeau noir. Celle-ci le regarde avec curiosité.

 

BENJAMIN

(avec un clin d’œil)

J’espère que tu aimes l’infiltration !

 

Alice lui répond d’un grand sourire.

 

 

INT/EXT. VOITURE/PONT. VILLE. JOUR.

 

SON : Bruit de moteur.

 

Alice et Benjamin sont dans la voiture qu’ils ont prise aux trois Guetteurs morts. Benjamin est au volant. Il coupe le contact dès qu’ils arrivent près d’un large pont. L’endroit est barricadé par toutes sortes d’éléments : des pneus, des meubles, des voitures, et même des engins de travaux. Un Guetteur semble surveiller l’entrée.

 

BENJAMIN

Bon… tu vois le grand chemin derrière le

pont… Celui qui grimpe vers la montagne.

 

ALICE

Euh, oui.

 

BENJAMIN

C’est là-bas qu’on va… Tu es prête ?

 

Benjamin saisit son pistolet, qu’il place dans la poche de sa veste.

 

BENJAMIN

Allez ! On y va !

(une pause)

Essaye d’avoir l’air d’un vrai mec.

Et surtout ne fais pas dépasser tes

cheveux du bonnet.

 

Alice et Benjamin sortent de la voiture. Ils s’avancent en direction du pont, tandis qu’UN GUETTEUR les arrête du bras.

 

LE GUETTEUR

Ola les gars ! Pourquoi vous n’êtes que deux ?

Il est passé où Bobby ?

 

Benjamin et Alice se regardent du coin de l’œil.

 

BENJAMIN

(d’une voix volontairement très grave)

Bobby euh… Il s’est fait avoir par les

dégénérés.

 

Le Guetteur les jauge du regard, puis les laisse finalement tranquilles.

Alice et Benjamin empruntent donc l’unique passage étroit qui permet de franchir la barricade.

 

 

EXT. CAMP DES GUETTEURS. PONT. JOUR.

 

En arrivant de l’autre côté, Benjamin et Alice découvrent de nombreux Guetteurs, installés au milieu de tout un tas d’objets récupérés. Ils portent pratiquement tous un bandeau noir et les regardent d’un air soupçonneux.

 

BENJAMIN

(discrètement)

Suis-moi. Et ne t’arrête pas.

 

Alice et Benjamin avancent alors d’une démarche qu’ils ont du mal à garder naturelle.

 

ALICE

On dirait un bidonville, ici.

 

BENJAMIN

Oui. Ou une prison de fortune…

 

Alice l’interroge du regard, et Benjamin lui indique de la tête une large cabane construite de taules et de barres en ferraille rouillée. À l’intérieur, plusieurs dizaines de personnes sont entassées comme du bétail. La plupart d’entre elles ne cessent de s’agiter contre les barreaux et les parois de la cabane. Elles ont toutes un regard complètement vide, ou alors effroyablement inhumain.

 

BENJAMIN

(avec tristesse)

Des dégénérés… On dirait qu’ils font des

expériences dessus.

 

À côté de la cabane, UNE PERSONNE DÉGÉNÉRÉE est attachée à l’un des poteaux du pont. En face d’elle, à plusieurs dizaines de mètres, un JEUNE GUETTEUR la toise d’un regard supérieur et d’un sourire narquois.

Soudain, le Jeune Guetteur lève son bras droit, pointant la main en direction de la Personne dégénérée. Il ouvre alors tout doucement les doigts, puis referme son poing d’un coup sec.

Il ne se passe d’abord rien. Mais tout à coup, la Personne dégénérée se met à convulser de tout son corps, semblant en proie à une effroyable et insupportable torture physique.

 

Alice ouvre grand les yeux, et reste immobile, terrorisée.

 

ALICE

C’est ça… Putain, c’est ça…

Ce dont tu me parlais !

 

BENJAMIN

(les dents serrées, en chuchotant)

Tais-toi… Et avance ! On va se faire repérer.

 

Le Jeune Guetteur s’approche du poteau et détache la Personne dégénérée. Celle-ci se met à courir dans tous les sens, comme si elle était aveuglée par sa douleur.

 

LE JEUNE GUETTEUR

(en riant, moqueur)

Eh ! Regardez les gars ! Un nouveau numéro

de cirque !

 

Soudain, la Personne dégénérée tombe aux pieds d’Alice et tend vers elle sa main tremblante. Alice recule par réflexe, mais la Personne dégénérée s’agrippe et lui arrache involontairement son masque du bout des doigts.

Le Jeune Guetteur regarde Alice avec surprise.

 

LE JEUNE GUETTEUR

Mais qu’est-ce que… Vous êtes qui, vous ?

 

Benjamin saisit alors Alice par le bras.

 

BENJAMIN

(en ravalant son angoisse)

Cours, Alice ! Aussi vite que tu peux !

 

Benjamin et Alice se mettent à courir en direction de leur objectif.

 

LE JEUNE GUETTEUR

(en criant)

Stop ! Arrêtez-les ! Des intrus !

Arrêtez-les !

 

DEUX GUETTEURS s’avancent et barrent la route à Benjamin et Alice. Tout en courant, Benjamin sort le pistolet de sa poche, et tire sur l’un deux, avant de cogner l’autre de l’épaule. Ils continuent leur course et finissent par arriver au bout du pont. Une autre barricade se dresse devant eux, mais cette fois-ci, il n’y a aucun passage.

Benjamin fait la courte-échelle à Alice qui se hisse sur la barricade. Une fois en haut, celle-ci tend les bras vers Benjamin pour l’aider à monter à son tour. Derrière lui, des dizaines de Guetteurs accourent pour les rattraper.

Quand Benjamin réussit enfin à agripper le haut de la barricade des deux mains, il s’engage dans un ultime effort pour rejoindre Alice, mais au même moment, celle-ci est parcourue d’un long frisson. Elle se met à trembler, et comme si un éclair avait frappé son cerveau, elle fixe désormais Benjamin avec une haine animale.

En plein effort, Benjamin la regarde avec une troublante panique.

 

BENJAMIN

(à bout de souffle)

Un masque, Alice… Remets un masque…

 

Tout à coup, Alice saisit les mains de Benjamin, et le repousse avec force vers les Guetteurs. Le visage froid, elle se retourne et saute de l’autre côté de la barricade.

 

EFFET : Le regard d’Alice est totalement inondé d’un épouvantable rouge sanguin.

 

Alice se met finalement à courir en direction de la montagne.

 

SON : Les cris de Benjamin se font entendre au loin.

 

 

INT. TENTE D’HÉLÈNE. CAMPEMENT. AUBE.

 

Alice est désormais assise sur le matelas de la tente. Hélène et Antoine la regardent avec attention, comme s’ils attendaient qu’elle poursuive son histoire.

 

ANTOINE

Et ensuite ? Après qu’ils aient torturé

le dégénéré, il s’est passé quoi ?

 

Alice regarde la toile de la tente. Elle semble réfléchir.

 

ALICE

Après… nous avons couru avec Benjamin.

Pour nous enfuir. Mais il a trébuché…

(une pause)

Je n’ai pas pu l’aider. J’ai continué

à avancer vers la barricade, puis je l’ai

escaladée, et une fois de l’autre côté,

j’ai couru et couru encore…

 

Hélène plonge son visage dans ses mains.

 

HÉLÈNE

(en pleurant)

Benjamin… Mon Benjamin…

 

ALICE

Je suis désolé. Je n’ai rien pu faire…

 

ANTOINE

(essayant de retenir ses larmes)

Bon… Euh… En tout cas, si Benjamin t’a

choisie, c’est qu’il avait ses raisons.

Il devait avoir confiance en toi.

(une pause)

Alors je… Je te souhaite la bienvenue

parmi nous.

 

Hélène sort de la tente, toujours en pleurant. Antoine s’apprête à sortir également, mais regarde une dernière fois Alice.

 

ANTOINE

Au fait, nous partons dans vingt minutes.

Tu seras prête ?

 

ALICE

Oui, d’accord.

 

 

EXT. CAMPEMENT/ROUTE DE MONTAGNE. AUBE.

 

Les tentes ont été pliées et rangées. Antoine, Hélène, Alice et les autres membres du groupe se répartissent dans les différentes voitures.

 

ANTOINE

Alice, tu n’as qu’à monter avec Hélène

et moi si tu veux.

 

Il ouvre la portière arrière de sa voiture pour inviter Alice à y entrer.

 

ALICE

Merci, oui.

 

Alice s’installe donc sur la banquette arrière, Hélène sur le siège-passager et Antoine à la place du conducteur. Ce dernier démarre la voiture, puis regarde Alice dans le rétroviseur.

 

ANTOINE

Ça va aller ?

 

Alice hoche la tête en guise de réponse.

Elle détourne alors le regard et se met à observer le paysage qui s’illumine d’un magnifique lever de soleil.

 

GROS PLAN SUR ALICE

 

EFFET : Dans les yeux d’Alice passe brièvement une pétillante lueur rouge sang.

 

 

FONDU AU NOIR.

 

 

MUSIQUE : This Lullaby – Queens of the Stone Age

 

 

CRÉDITS.

 

(Photo : Samuel Fyfe)

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